Affichage des articles dont le libellé est RETRAITES 2010. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est RETRAITES 2010. Afficher tous les articles

dimanche 7 novembre 2010

PETITS AMENDEMENTS ENTRE AMIS


Des petits amendements ou des petits arrangements très légaux mais sur lesquels personne n’a droit de regard : les privilèges du Sénat ou comment passer entre les gouttes.
Créé en 1795 sous le vocable « Conseil des Anciens », difficile à l’énoncé de ce qui suit d’y voir justement la sagesse inhérente aux anciens, censés donner le meilleur exemple lorsque l’on demande au peuple de se serrer la ceinture.
Même la Cour des Comptes n’a rien à dire sur les privilèges pour le moins curieux octroyés par la République aux élus et aux fonctionnaires du Sénat, ceci dans le respect de la séparation des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif. Le système est bien verrouillé.
.
1260 fonctionnaires travaillent au Sénat au service des élus. Ces braves gens font un travail très harassant et la pénibilité leur est reconnue dès le début de leur carrière, sans attendre la retraite. Ces employés au dur labeur travaillent 32H00 par semaine et on droit à 4 mois de congés payés.
Menus avantages car supporter environ 90 sénateurs à longueur de journée doit être un sacré sacerdoce.
Oui mais, bizarre : il y a 343 sénateurs qui siègent ? Oui, oui, oui mais non, non, non car si on sait un peu compter, on n’en dénombrera qu’environ 120 à temps partiel et 90 qui sont assidus. Les autres doivent roupiller dans leur bureau. C’est pour cette raison peut-être que les employés reçoivent tous, quelle que soit leur fonction, une prime de nuit mais… aucun ne travaille de nuit. C’est donc bien pour veiller sur le sommeil des octogénaires qu’on les paie ainsi.
En toute logique un tel taux d’absentéisme devrait être sanctionné mais jamais aucun sénateur ne demandera que la loi soit appliquée, Droite ou Gauche même combat.
.
Entre autre avantages en sus des indemnités (11540€ net par mois) et facilités de transport (gratuité totale sur les lignes SNCF et les vols Air France), les sénateurs touchent chaque mois une prime informatique de 1000€. De quoi se doter des meilleures technologies et suivre le progrès pas à pas.
Ainsi le sénateur peut cheminer tranquillement vers une petite retraite bien méritée : 4000€ par mois au bout de quinze ans de service (ils peuvent cotiser double), pouvant être cumulée avec d’autres régimes, la plupart d’entre eux ayant été fonctionnaires.
Le taux de réversion vers le conjoint veuf est de 66% au lieu de 54% dans le régime général.
.
Le fonctionnement du Sénat coûte annuellement la bagatelle de 300 millions d’Euros à la communauté et la caisse de retraite de cette belle institution est excédentaire de 575 millions d’euros ! Et encore, pour paraphraser une célèbre humoriste : on ne vous a pas tout dit !
.
Faites vous-mêmes la comparaison avec vos petits avantages de français privilégiés qui ne comprennent rien...
.

lundi 25 octobre 2010

LE MONOPOLY : DEJA PRESQU’UN SIECLE QU’ON JOUE…


La loi Woerth sur la réforme du régime de retraite par répartition est une mascarade.
Tous les discours de la majorité UMP accréditent l’idée qu’une fois de plus tout est de la faute des bénéficiaires qui en réclament trop.
Malheureusement François Baroin a commis une bévue pour laquelle il doit passer son temps libre à expier. De son propre aveu « réformer les retraites pour rassurer les marchés » signifie très clairement que les profits de la croissance ne sont pas redistribués vers tous mais uniquement vers les spéculateurs qui accumulent la richesse produite par ceux qui travaillent.
.
Plus une entreprise augmente sa productivité (traduire : licencie et se délocalise), plus ses dirigeants et ses actionnaires gagnent de l’argent, tout en nous faisant croire que ces pauvres dirigeants stressés cèdent à la demande des consommateurs qui veulent payer toujours moins.
Il y a moins de gens qui travaillent aujourd’hui pour une population inactive en pleine croissance qui vit mieux et plus longtemps.
Mais à qui la faute si le marché du travail s’est resserré, si la formation ne correspond pas à la demande, la faute aux employés, aux retraités ?
.
Donc rassurer les marchés car bien entendu il faut à tout prix que l’Etat se désengage de tout ce qui fait obstacle à la libre entreprise, réduise les versements sociaux dont une part est prélevée sur celles-ci et que les emprunts soient uniquement destinés à développer les infrastructures, les énergies et tout ce dont ont besoin les entrepreneurs pour croitre.
La richesse produite aujourd’hui a été décuplée si on prend comme année de référence 1945.
Moins de gens travaillent et pourtant jamais il n’a été réalisé autant de profits. Les salariés sont de plus en plus productifs et de plus en plus de richesses s’accumulent qui ne profitent pas à tous.
Pourquoi ? Pour qui ? Ou va tout cet argent ?
.
En 1945 par exemple il y avait 10 millions de paysans qui produisaient de quoi nourrir 40 millions de français. Aujourd’hui il n’y a plus que 1 million de paysans mais ils produisent de quoi nourrir 50% de français en plus et ils exportent. Et il en est ainsi dans tous les domaines de l’industrie qui emploie de moins en moins et produit de plus en plus. Alors d’évidence si nous étions restés sur cette assiette d’employabilité de 1945 il y aurait plus de gens pour cotiser et permettre un meilleur équilibre. Cet argent disparu à cause d’un marché de l’emploi étriqué, cet argent qui n’est plus réinjecté dans le système social (retraites, maladie, …), cet argent que gagnent les entreprises ou va-t-il ?
.
Pourquoi tous nos gouvernements, depuis plus de trente ans se sont-ils fait les complices de cette dérive ?
.
Vous pouvez répondre à ce petit quizz en nous laissant vos commentaires (jeu réservé à ceux qui ont le sentiment de se faire un petit peu avoir)
.

vendredi 22 octobre 2010

QUEL AVENIR CHOISIR ?

Il n'y a pas que des brûleurs de poubelles, des incendiaires de voitures ou des bandes de jeunes transformées en Guérilla urbaine*... Dans un tout autre monde, il y a aussi des requins, dont nous avons déjà parlé dans ce blog qui non seulement sont à l'affût de tout ce qui peut leur servir de nourriture mais qui organisent la vie dans leur environnement de telle manière que rien n'échappe à leur grande gueule féroce. Ainsi, il fallait bien une suite à cette réforme, pas encore votée, mais dont les conséquences ne laisseront pas les requins du même bocal indifférents...

* Nous ne parlons pas, volontairement, ici, des jeunes qui par milliers revendiquent, bien-sûr, une nouvelle réforme des retraites (ou l'abolition de celle en cours) mais qui dénoncent aussi par leur action le mal-être de cette société stigmatisante qui ne leur laisse pas la place qu'ils revendiquent -légitimement- parce qu'elle est la leur : Celle d'une jeunesse incarnant l'espoir de la Nation, celle des bâtisseurs du futur portant les conditions du bonheur individuel et collectif qui ne dépend pas de l'accumulation de bien matériels et financiers mais d'une vision nouvelle du monde qui lui redonne un sens.

Pour mieux comprendre...
 

RETRAITE : une deuxième manche pour bientôt ?...

... et ne touchera ainsi pas sa retraite ! "

Dans la nuit de mercredi 20 à jeudi 21 octobre, le gouvernement a donné son feu vert pour un amendement du rapporteur UMP de la commission des Affaires sociales Dominique Leclerc qui ouvre la porte à un nouveau débat sur les retraites après la présidentielle de 2012.
L'amendement propose d'engager une «réflexion nationale» sur une «réforme systémique» du régime des retraites, c'est-à-dire aller beaucoup plus loin que la réforme actuelle du gouvernement qui joue essentiellement sur les leviers d'âge. Voici les 3 pistes de réflexion qu'avance l'amendement:
1° Les conditions d'une plus grande équité entre les régimes de retraite légalement obligatoires ;
2° Les conditions de mise en place d'un régime universel par points ou en comptes notionnels, dans le respect du principe de répartition au coeur du pacte social qui unit les générations;
3° Les moyens de faciliter le libre choix par les assurés du moment et des conditions de leur cessation d'activité.
Le ministre du Travail Eric Woerth s'est contortionné au Sénat pour défendre ce changement de cap du gouvernement:
«Trois possibilités s'offraient à nous pour réformer le système des retraites. Nous pouvions baisser les pensions, mais nous l'avons refusé. Nous refusons aussi la hausse des cotisations et des impôts. Nous avons donc choisi de prolonger la vie active. On ne peut faire croire qu'en basculant sur un régime par points, tous les problèmes seraient réglés. Il faut avant tout revenir à l'équilibre. La réforme d'abord, la réflexion sur une réforme systémique ensuite!»
Pour en savoir plus : SLATE.fr
Le texte au Sénat : M. Dominique Leclerc, rapporteur. - Il convient d'organiser, à compter du premier semestre 2013, une réflexion nationale sur les objectifs et les caractéristiques d'une réforme systémique de la prise en charge collective du risque vieillesse.(au 3/4 de la séance)

jeudi 21 octobre 2010

Faut-il réformer le régime de retraite spécial des élus ?

Marie-Laure Dufrêche de l'association Sauvegarde Retraites nous explique ici comment un député peut en 5 ans de cotisations se constituer la retraite moyenne d'un salarié du privé.

Les élus doivent-ils garder ce régime très spécial ?
Ces avantages sont-ils encore justifiés, à l'heure où tout le monde est appelé à faire des efforts ? Ne serait-il pas temps de lancer la grande réforme du statut des élus ?
iPol lance le débat, donnez-nous votre avis.

mardi 19 octobre 2010

RETRAITE DES PARLEMENTAIRES

Les députés de la majorité ont discrètement écarté de la réforme leur propre système de retraite. Un système particulièrement avantageux. Une entourloupe parlementaire passée inaperçue le 9 septembre, lors des débats à l'Assemblée nationale. Enquête.
L'affaire s'est nouée le 9 septembre dernier, lors de la deuxième séance des débats de l'Assemblée nationale. Le député Verts François de Rugy soutient l'amendement 249 rectifié. : un article additionnel au projet de loi sur la réforme des retraites. Un texte très court qui prévoit la chose suivante :
« Le Gouvernement présente au Parlement, avant le 31 décembre 2010, un rapport établissant la situation des régimes spécifiques de retraite des membres du Gouvernement et des parlementaires et définissant les conditions d'un alignement rapide et effectif de la situation de leurs régimes spécifiques sur le régime général, visant notamment à un encadrement strict des pensions reversées, tant dans leurs possibilités de cumuls que dans leurs montants. »
La discussion est rapide, pas plus de six minutes (voir la vidéo).

Le député Vert François de Rugy insiste pour que le régime très spécial des parlementaires fasse l'objet d'une réforme, interdisant le cumul de cette retraite avec d'autres traitements : « J'espère que l'Assemblée nationale saura prendre ses responsabilités. Le bureau de l'Assemblée, d'ailleurs sous la pression d'un certain nombre de débats externes, a pris les siennes. Je souhaite que ses conclusions aillent dans le sens d'un alignement sur le régime général. Nous plaiderons en tout cas, pour notre part, dans ce sens. »
Réponse du rapporteur de la commission des affaires sociales, le député UMP de la Moselle Denis Jacquat : « S'agissant du point qui vient d'être évoqué, je rappelle que, sous la présidence de Bernard Accoyer, une réflexion est menée par le bureau de l'Assemblée nationale. Le sujet qui vient d'être soulevé entre, je le pense, dans les attributions de ce dernier, qui établira des règles. Attendons ses conclusions. Nous sommes, comme je l'ai dit tout à l'heure, pour l'exemplarité. Nous n'avons rien à cacher à ce propos. Je suis, par conséquent, défavorable à cet amendement. »
Rien à cacher, mais il est urgent d'attendre. Une position partagée par le ministre du Travail et de la Solidarité qui refuse, lui aussi, d'endosser une réforme pourtant si ardemment défendue lorsqu'il s'agit du commun des mortels. Eric Woerth esquive : « Le régime des parlementaires relève, quant à lui, du bureau de l'Assemblée et de ses règles de fonctionnement. Je pense aussi qu'il convient d'évoluer en la matière. J'ai demandé à plusieurs reprises aux parlementaires de s'en saisir et de modifier leur régime de retraite. »
Fin de la discussion, amendement rejeté. Les parlementaires ont gagné quelques mois de répit, sans passer par la case manif.

jeudi 7 octobre 2010

LES ETUDIANTS ET LYCEENS SE MOBILISENT

Les jeunes seront-ils dans la rue mardi ? A quelques jours de la prochaine journée d'action contre la réforme des retraites, le combat commence à prendre dans les lycées et les facs, de façon sporadique. Plusieurs actions de blocages et manifestations ont eu lieu, ce jeudi. Suite... Libération
«Les lycéens étaient peu présent dans les premières manifs parce que c'est difficile de se mobiliser en pleine rentrée, mais là, ça s'organise. Les jeunes comprennent que c'est maintenant qu'il faut se bouger. A court terme, pour avoir un emploi avant 30 ans, et à long terme pour avoir une retraite décente», plaide Juliane Charton, trésorière de l'Union nationale lycéenne (UNL)....
...La journée d'aujourd'hui reste la plus forte. «C'est la première fois que les lycéens sortent, sur la revendication des retraites, sans qu'il y ait d'appel au niveau des salariés», souligne Quentin Delourme, qui espère que la journée «permettra aux lycéens de prendre conscience qu'il se passe quelque chose, pour venir grossir les cortèges le 12 octobre».

Photo : (Eric Cabanis/AFP)

vendredi 24 septembre 2010

Faut-il être CON pour manifester ?

"Il y a une décélération incontestable de la mobilisation, une décélération dans le domaine des grèves, moins de grèves dans le domaine public, à la SNCF. Dans la rue, il y a eu un peu moins de monde" contre la projet de réforme des retraites, a affirmé jeudi soir sur France 2 le ministre du Travail, Eric Woerth.

Selon lui, "s'il y a une décélération, c'est aussi parce qu'on a expliqué, parce que notre réforme est juste et efficace". "Il y a quand même des gens dans la rue, quand même des grèves, donc on doit continuer à expliquer", a-t-il ajouté.

En clair ceux qui sont dans la rue c'est qu'ils n'ont rien compris ! des cons quoi... 

Espérons que le peuple se souviendra de cette façon de voir.

lundi 20 septembre 2010

M. Didier GONZALES ! A VOTE ! pour la réforme des retraites

"Ben ma foi, j'vous dis, je suis né en 1890, c'est pas d'aujourd'hui et j'suis né ici, mes parents ont toujours habités ici, mes grands-parents aussi. J'ai exercé l'métier de maréchal-ferrant j'ai continué jusqu'à quel âge ?... J'avais 70 ans quand j'ai arrêté, maintenant je bricole encore un peu, j'en ai 85 pis ma foi...snif ! qu'est-ce vous voulez ! à s'tâge-ci on se r'pose!..."
ODE a EMILE (ANGE)


Le texte est à présent parti pour le Sénat, rien n'est donc joué ! 
TOUS RASSEMBLES dans la Rue le 23 septembre.

dimanche 20 juin 2010

Question de retraite... encore


La question posée par Alain VIDALIES, Député, nous apporte une vision autre que celle du ministre. A lire donc...

C'est un petit plus qui nous aide à mieux comprendre comment on cherche à nous rouler dans la farine.

"On ne nous dit pas tout" disait Anne !

vendredi 18 juin 2010

RETRAITES ET RETRAITES


Passeras ? Passeras pas ? Tout le monde en parle : du naufrage des bleus en Afrique du Sud,
de la piteuse retraite sans flambeaux que va devoir opérer l’équipe de France.
Au moins ils ne toucheront pas la prime promise en cas de victoire et ils n’iront pas la planquer en Suisse.
Nous leur conseillons de rentrer discrètement par un vol de nuit, via Limoges et de prendre le temps de visiter la fameuse rue de la Boucherie, très pittoresque…
.
Bayrou vient de faire valoir ses droits à la retraite.
Ah… On me dit que non. Toutes nos excuses pour cette information erronée, mais un tel silence tout d’un coup…
.
Kouchner ne veut pas prendre sa retraite. Il devrait, il a largement atteint la limite d’âge et il ne fait plus que copier Sarkozy, un signe…
.
Eric Besson n’avait pas eu de mots assez forts en 2003 pour critiquer la réforme Fillon sur les retraites « … une aberration… » mais à l’époque il n’avait pas encore été « retraité » par la Droite. Maintenant il a oublié. Si jeune et déjà des trous de mémoire…
.
Le Général Bigeard vient de prendre une retraite définitive et bien méritée.
.
L’indigent Ministre de l’industrie Christian Estrosi a été recueilli par sa fille et vit dans une misérable "soupente" de l'hôtel de Seignelay, annexe du ministère des finances, rue de Lille à Paris. Il attend peut-être sa pension de retraite pour boucler des fins de mois difficiles car bien que Ministre et admis à cumuler ses différentes fonctions il n’est pas autorisé à dépasser le maigre salaire maximum légal pour un fonctionnaire dans le grade le plus élevé, soit environ 18 000 euros.
.
Brice Hortefeux ne veut pas partir en retraite, il a fait appel.
.
Eric Woerth, l’époux de Florence Woerth la gestionnaire d’une des plus grosses fortunes mondiales (Lilliane Bettencourt, l’Oréal), trésorier de l’UMP et entre autres fonctions Ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique promet de faire évoluer la réforme des retraites d’ici le mois de septembre.
Pourtant le Phare de l’Elysée vient de communiquer que dans l’immédiat on ne changerait pas une virgule.
Ce ministre va avoir des problèmes s’il insiste trop. Va falloir choisir : ou des manifestants dans les rues, ou se faire engueuler par le Phare fadé… Les deux ! C’est possible !
.

lundi 3 mai 2010

REFORME des RETRAITES...

ou Traitres et RETRAITES
Modification de l'âge de départ à la retraite, allongement de la durée de cotisation,  pénibilité... Tout n'est pas encore décidé mais voyons vers quoi on se dirige...
Voici sous forme de liens un point de l'état d'avancée de la réforme des retraites. Sans doute incomplet, car il doit bien y avoir la possibilité de récupérer de l'argent par d'autres moyens passés sous silence (parachutes, retraites chapeaux...) il permet néanmoins de se rendre compte de ce qui nous -vous- attend.


2 Selon un document de travail du Conseil d'orientation des retraites (COR), le besoin de financement annuel pour les retraites à l'horizon 2050 serait de 72 à 115 milliards d'euros.


Et si la réalité était : Comment supprimer les retraites sans oser l'annoncer car politiquement incorrect ?

vendredi 16 avril 2010

LA LUTTE DES CLASSES


Autrefois ce slogan avait un autre sens, on savait de quel coté se situait la lutte. On identifiait spontanément quelle catégorie de la population revendiquait plus de protection sociale, un salaire minimum, un rempart contre l’exploitation.
L’Etat dans sa toute puissance répondait et chacun rentrait chez soi, un peu plus heureux, un peu plus confiant dans l’avenir.
.
Aujourd’hui les valeurs se sont inversées. Une minorité se sent de plus en plus opprimée et se tourne elle aussi vers l’Etat pour obtenir gain de cause, pour être rassurée. Et l’Etat répond à cette nouvelle catégorie qui vit en permanence dans l’anxiété.
Mais qui sont ces pauvres gens qui quémandent plus de protection, qui ont carrément obtenu un bouclier doré qu’ils se sont empressés de planquer dans des coffres en Suisse ou en Belgique ?
Les riches ? Oui, cette catégorie minoritaire de plus en plus fortunée revendique elle aussi le droit à avoir des avantages et une assistance.
La seule chose que l’Etat refusera certainement de leur rembourser, ce sont les frais de route pour les allers-retours vers les coffres.
.
Nicolas Sarkozy les a entendus et dans le cadre de la négociation sur la réforme des retraites et de son financement, il a compris que la vilaine rumeur qui courait propagée par la Gauche les mettait en émoi (Notre Président n’aime pas les rumeurs…)
Quelle est cette rumeur ? Horreur ! Elargir l’assiette de financement en ponctionnant sur les profits financiers un pourcentage qui alimenterait les caisses de retraite.
Qu’ils soient soulagés, il n’est pas question de reprendre d’une main… reprendre c’est voler.
Ce serait d’ailleurs un scandale de reprendre aux riches le fruit du travail de leurs employés.
Si on accule trop les riches, ils mettront des bouteilles de gaz dans leurs 4x4 et menaceront de les faire sauter devant les agences du Pôle Emploi.
.
Il faudra bien que les plus pauvres finissent pas comprendre qu’à force de tirer sur la corde, ils alimentent les peurs et le rejet mais certains font des efforts ; nous voyons parfois de pauvres hères à la sortie des églises ou dans les zones piétonnes, confondus de remerciements pour 1 euro déposé au creux de la main.
C’est un bonheur de vivre dans une société si apaisée.
.
Si vous voulez que les riches vous aiment, tendez-leur l’autre joue, ce sont des gens très compréhensifs car parfois ils se contentent juste de vous la tapoter, la joue.
.
Dans la lutte des classes il y a les déclassés qui ne peuvent plus lutter et les premiers du classement qui luttent pour rester classés.
.
« Un économiste est un expert qui saura parfaitement vous expliquer demain pourquoi ce qu'il a prévu hier ne s'est pas passé aujourd'hui »
Kenneth Boulding (Economiste, enseignant, philosophe. 1910 – 1993)
.